Il y a un truc drôle à l’aéroport… On se presse à la porte d’embarquement et on attend. On attend…encore et encore !
Pour le coup, à Beauvais on ne sait même pas si on attend à la bonne porte.
Alors le petit sylvain, dans l’énergie du mec qui en a rien à foutre si il n’est pas au bon endroit tant qu’il lui reste 25 minutes avant le décollage…il prend son café. Il sait que meme l’heure du décollage (et de l’embarquement) risque d’être retardé ! Même sans ça, y a pas le feu au lac.
Alors les gens attendent et en attendant ils regardent à gauche, à droite, encore à gauche…un gamin qui crie, tous les regards se tournent vers lui, on se fait tellement chier à attendre que le moindre micro évènement devient le centre d’intérêt éphémère.
Toutes les 5 secondes on regarde les infos sur le paneau des embarquements.
Toutes les 10 secondes on regarde l’horloge.
Un mouvement de foule ou un appel au micro et c’est le piétinement. Tout le monde se rapproche de son prédécesseur en passant d’un pied à l’autre (comme quand on danse le blues mais en plus tendu !) résultat, les gens pressées par ceux de derrière se pressent d’avantage vers l’avant….et ainsi de suite.
Fausse alerte c’était pour un autre vol.
Quelques observateurs remarquent un avion qui se rapproche de la porte d’embarquement et devinent où il faut se rendre. Une dizaine d’autres suivent le mouvement et c’est toute la foule qui suit comme les moutons de panurge « il se passe quelque chose, on ne veut pas être en rade, on suit… (Bêtement ?) ». Et 5 secondes après ce mouvement de foule, l’annonce au micro confirme le judicieux instinct des initiateurs.
Mais ce n’est toujours pas mon vol. Je peux finir mon café tranquillement.
1à minutes avant l’heure de mon vol je vais quand même m’inquiéter de la non informationss dudit vol.
« Il va être affiché dans quelques instants… »
En effet, les gens s’amoncellent devant la porte B et il est déjà trop tard pour espérer entrer dans les premiers.
Le temps pour moi d’aller prendre un 2ème café en attendant que la file se résorbe…
C’est donc le dernier, comme d’habitude, que je m’approche du guichet d’embarquement.
Maintenant c’est l’attente dans l’avion…
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